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02/09/2016

Le Denier de la veuve

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« Adam, dit l’Ecriture Sainte, est né de Dieu, mais il s’écarta de la volonté de son Dieu pour s’abandonner à sa volonté propre et particulière. S’il eût persévéré dans la volonté divine, sa postérité aurait été formée selon la volonté de Dieu, et à l’image et à la ressemblance de Dieu : mais les enfants du coupable Adam naissent tous, ainsi que Seth lui-même, à l’image et à la ressemblance de leur malheureux père, avec une volonté individuelle, propre et particulière.

Prunelle de Lierre, Prunelle de Lière, Pensées et considérations diverses, sacrifice, volonté propre, volonté individuelle,société des indépendants,martinisme,saint-martinisme,louis-claude de saint-martin,saltzmann,salzmannDieu seul existe par soi-même, et tous les êtres après lui n’existent que par Dieu. L’homme est aussi sa créature : mais formé à l’image de son auteur, il est être intelligent et il a une volonté à lui : c’est même tout ce qu’il a, c’est tout ce qu’il peut donner. Toutes les choses de la terre, tous les biens du ciel sont à Dieu : ainsi, lorsque nous lui offrons ce que nous avons, nous lui offrons ce qui lui appartient, ce qu’il nous a confié pour en disposer selon sa volonté. Ainsi tout ce qui nous appartient, c’est notre volonté ; c’est donc tout ce que nous pouvons offrir à Dieu ; c’est le denier de la veuve qui donne tout ce qu’elle a. Alors le vase de notre âme étant vide, les eaux de la volonté divine viennent le remplir. »

 Prunelle de Lierre, Pensées et considérations diverses, imp. de Migneret, 1824, §10-11.

07/12/2015

Le double héritage

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« L'homme sous les lois de sa matière est emprisonné et borné de tous les côtés ; il a fallu pour le lier ainsi, qu'on rassemblât, dans une sorte d'unité, les puissances, les forces et les facultés qu'il avait laissé sortir de lui-même, et qu'il avait disséminées dans toutes les régions, pour y opérer le désordre de ses plans impies et mensongers : l'ennemi appuie encore sur les chaînes dont on l'a chargé, et cherche par là à traiter comme son jouet et sa victime, celui qu'il a feint autrefois de vouloir traiter comme son ami. Mais ce double poids rassemblant et concentrant, de plus en plus, dans une unité, les puissances et facultés de l'homme, le rend, dans sa privation même, une nouvelle image de cette unité qu'il aurait dû représenter dans ses justes développements alors cette harmonie concentrée, recouvrant naturellement une sorte de rapport avec l'harmonie supérieure et libre, elle l'attire insensiblement à elle, et elle en reçoit les secours dont elle est susceptible, selon sa mesure gênée et restreinte. »

Louis-Claude de Saint-Martin, Le Nouvel homme, §IV.

03/11/2014

L'Arche d'Alliance

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« Voulant faire Oraison, retirez-vous à l’écart, fermant les yeux aux choses du dehors, pour rappeler toutes vos forces au-dedans de vous. Mettez-vous en la présence de Dieu, vous ressouvenant vivement qu’il est partout, & singulièrement dans votre cœur. Donnez-vous à Jésus-Christ afin qu’il soit lui-même votre prière & le conjurant de vous apprendre à prier ; attendez tout de lui, n’espérant rien de vous : puis abandonnez-lui votre oraison, suivant l’attrait de sa grâce en toute liberté.

martinisme,saint-martinisme,louis-claude de saint-martin,metz,société des indépendants,madame guyon,enfant jésusNe cherchez pas Dieu hors de vous, comme au ciel, ou dans les images ou en quelque autre lieu, mais cherchez-le d’abord au-dedans de vous, où il réside véritablement. « Si quelqu’un m’aime » dit-il, « il gardera ma parole & mon Père l’aimera & Nous viendrons à lui & nous ferons Notre demeure en lui ». Pourquoi chercher Dieu si loin l’ayant si près de nous, & qu’il est au-dedans de nous-même ? Ou pourquoi être dans l’anxiété de le trouver, n’ayant qu’à jeter une œillade amoureuse dans le fond de notre cœur pour l’y découvrir ? Ô bonheur inestimable de pouvoir à toute heure converser avec lui sans distinction ni de temps, ni de lieu, ni d’état, ni de posture ! Quiconque à trouver cette porte pour se retirer dans son intérieur & y jouir de Dieu, a trouvé le Trésor Caché de l’Evangile ; & quelque grossier qu’il soit, pourvu qu’il soit fidèle à tenir compagnie à ce divin hôte, il deviendra bientôt spirituel. »

Madame Guyon, Règle des Associés à l’Enfance de Jésus, éd. Pierre Poiret, Cologne, Jean de la Pierre, 1705, §VIII, « De l’Oraison ».

21/10/2014

Chapitre Extraordinaire d’Assemblée Générale Annuelle

+ Société des Indépendants + 
Société Spirituelle et Initiatique Saint-martiniste


Chapitre Extraordinaire d’Assemblée Générale Annuelle
 
LYON

Samedi 25 octobre 2014

 

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"Lumières et révélations sur le ministère de l'homme-esprit"

« Plus le temps avance vers le complément de son désordre, plus l'homme devra s'avancer vers son terme de lumière. Comment pourra-t-il avancer, si ce n'est en se laissant pénétrer de l'esprit de vie, et se portant avec ardeur vers lui, comme s'il y était poussé par une faim dévorante ? Non il n'y a pas de joie qui soit comparable à celle de marcher dans les sentiers de la sagesse et de la vérité. »

(L'Homme de désir, § 9)

04/06/2014

De l'abîme à la Divine Ténèbre

Saltzmann, Salzmann, martinisme, saint-martinisme, société des indépendants, metz, maurice Zundel, notre dame de la sagesse, stabat mater, divine ténèbre« Dans la connaissance surnaturelle la lumière vient d'en haut, infusée en nous par l'Esprit qui scrute les profondeurs de Dieu. Ce n'est donc plus à nous d'en régler le mouvement. Si nous le pouvions d'ailleurs, elle ne nous servirait de rien. Il nous faudra donc passer de l'anthropomorphisme au théomorphisme, du mode humain de connaître au mode divin. Cela ne pourra s'accomplir que par l'initiative de Dieu, dans les étapes crucifiantes des nuits où l'homme est peu à peu séparé de lui-même, jusqu'à ce que soit consommée son identification avec le Christ. Saint Jean de la Croix et Sainte Thérèse ont exprimé, dans un langage aussi précis qu'il est magnifique, le déroulement normal de l'expérience mystique. Ils ont dit cette lumière trop intense qui exile l'être de soi-même en le rendant étranger à sa sensibilité, à son esprit et à Dieu même, tel du moins qu'Il était connu jusqu'alors.

saltzmann,salzmann,martinisme,saint-martinisme,société des indépendants,metz,maurice zundel,notre dame de la sagesse,stabat mater,divine ténèbreIls ont décrit cette suspension au-dessus de l'abîme, cet isolement impossible à combler, ce sentiment brûlant d'indignité, ces ténèbres inexorables, cet anéantissement dont l'horreur défie toute l'expression, qui semble disloquer l'âme dans un épouvantable anathème. Ils ont retracé les extases qui semblent l'arracher à son corps, les clartés soudaines qui la plongent dans une lumière infinie, la joie si violente qu'elle ferait mourir si Dieu n'en prévenait l'effet. Cette initiation n'est sans doute pas accompagnée, chez toutes les âmes qui s'abandonnent à l'étreinte divine, de tous les phénomènes et de toutes les faveurs, dont il est question dans Le Château intérieur. Beaucoup ne subissent de ces mystérieuses visitations que l'action tout intérieure qui en préserve le secret, sans discerner nettement d'ailleurs les paliers qu'elles franchissent dans l'obscurité qui leur dérobe la vue d'elles-mêmes. Mais toutes doivent mourir avec une implacable rigueur à l'esprit de possession qui les rive à elles-mêmes pour être, en esprit de pauvreté, tout appropriés à Dieu.
Quand le don est consommé et que tout l'être est entièrement assoupli au mode divin de l'union transformante, le corps est si parfaitement intérieur à l'âme et l'âme à Dieu que le contemplation ne gène plus aucune opération. »

Maurice Zundel, Notre Dame de la Sagesse, éditions du Cerf, 1950, « Stabat Mater ».

26/05/2014

Des choses supernaturelles & supersensuelles

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« Le disciple : par quel moyen puis-je voir et entendre Dieu, puisqu'il est au dessus de la nature de la créature ?

Le Maître : lorsque tu te tiens en silence, tu es alors cela même que Dieu était avant la nature et la créature, d'où il a formé ta nature et ta créature : alors tu vois et tu entends avec ce avec quoi il voyait et entendait en toi, avant que ton propre vouloir, voir et entendre eût commencé.

Le disciple : qu'est ce qui me retient, que je ne puisse parvenir à cet état ?

Le Maître : ton propre vouloir, ton propre voir et entendre, et que tu résistes à ce d'où tu as tiré ton origine : par ton propre vouloir, tu te déromps du vouloir de Dieu, et par ton propre voir tu n'envisages que ton vouloir : ton vouloir bouche ton ouït par ta propre sensualité des choses terrestres et naturelles, il t'introduit dans un fond et t'ombrage avec que tu veux, tellement que tu ne saurais t'élever aux choses surnaturelles et supersensuelles.

Le disciple : puisque je suis dans la nature, comment puis-je parvenir par la nature dans le fond supersensuel, sans la destruction de la nature ?

Le Maître : trois chose sont nécessaires pour cela. La première, que tu adonnes ta volonté à Dieu et que tu t'abîmes dans sa miséricorde. La deuxième, que tu haïsses ta propre volonté, et que tu ne fasses point ce à quoi elle te pousse. La troisième, que tu te soumettes à la croix, afin que tu puisses soutenir les tentations de la nature et de la créature : si tu fais cela, Dieu parlera au dedans de toi et il introduira ta volonté expropriée en soi, dans le fond surnaturel ; alors tu entendras ce que Dieu parle en toi. »

Jacob Boehme, De la vie supersensuelle (1622), Charcornac, 1903. 

14/05/2014

Notre seul appui

 

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« Da quod jubes et jube quod vis. »

 Saint Augustin, Confessions, Livre X, Chapitre XXIX.

18/04/2014

« Consummatum est »

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« Saint-Martin nous explique la raison véritable de l'Incarnation, dont l'objet ne fut pas le moins du monde, contrairement à ce qu'un enseignement, malheureusement assez répandu en milieu ecclésial quoique néanmoins profondément erroné soutient, de « sacraliser » la chair, mais pour que l'homme au sens générique du terme, puisse enfin et pour toujours s'en extraire, et être, à la suite du Divin Réparateur qui s'est donné en sacrifice pour cela, revêtu de lumière ineffable en ayant définitivement abandonné dans le tombeau à la putréfaction, les oripeaux de chair terrestre dont nous fumes revêtus après la prévarication d'Adam : « Après être devenu principe de vie corporelle, il a fallu qu'il devînt élément terrestre, en s'unissant à la région élémentaire ; et de là il a fallu qu'il se fit chair dans le sein d'une vierge terrestre, en s'enveloppant de la chair provenue de la prévarication du premier homme, puisque c'était de la chair, des éléments, et de l'esprit du grand monde qu'il venait nous délivrer. On voit maintenant pourquoi le sacrifice que le Réparateur a fait ainsi dans tous les degrés, depuis la hauteur d'où nous étions tombés, a dû se trouver approprié à tous nos besoins et à toutes nos douleurs. Aussi c'est le seul sacrifice qui ait été terminé par ces paroles à la fois consolantes et terribles, ‘‘consummatum est’ ; consolantes par la certitude qu'elles nous donnent que l'œuvre est accomplie, et que nos ennemis seront sous nos pieds, toutes les fois que nous voudrons marcher sur les traces de celui qui les a vaincus ; terribles, en ce que si nous les rendons vaines et nulles pour nous par notre ingratitude et notre tiédeur, il ne nous reste plus de ressource, parce que nous n'avons plus d'autre Dieu à attendre, ni d'autre libérateur à espérer» (Le Ministère de l’homme-esprit, IIe Partie, « De l’homme »).

 

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Il est donc fini, révolu, dépassé, le temps où il fallait utiliser des victimes animales pour nous laver de nos souillures, de même qu'il est achevé, pour toujours, celui où la méditation par des formes matérielles étaient imposée à l'homme pour célébrer son culte. Aujourd'hui nous vivons sous l'unique règle qui s'exprime par ces mots : « Consummatum est » : « Ce n'est plus le temps où nous puissions expier nos fautes, et nous laver de nos souillures par l'immolation des victimes animales, puisqu'il a chassé lui-même du temple les moutons, les bœufs et les colombes. Ce n'est plus le temps où des prophètes doivent venir nous ouvrir les sentiers de l'esprit, puisqu'ils ont laissé ces sentiers ouverts pour nous, et que cet esprit veille sans cesse sur nous, comme Jérémie, selon les Macchabées, veille toujours sur le peuple d'Israël. Enfin, ce n'est plus le temps où nous devions attendre que le salut des nations descende près de nous, puisqu'il y est descendu une fois, et qu'étant lui-même le principe et la fin, nous ne pourrions, sans lui faire injure, nous conduire comme s'il y avait encore après lui un autre Dieu, et ne pas donner à celui qui s'est fait connaître à nous, une foi sans borne et une confiance universelle, qui ne peut réellement et physiquement reposer que sur lui, puisque lui seul est l'universalité. Consummatum estNous n'avons plus désormais d'autre œuvre ni d'autre tâche, que de nous efforcer d'entrer dans cette consommation, et d'éloigner de nous tout ce qui peut nous empêcher d'en retirer tous les avantages. » (Le Ministère de l’homme-esprit, IIe Partie, « De l’homme »). »

 

Jean-Marc Vivenza, L'Eglise et le sacerdoce selon Louis-Claude de Saint-Martin, Editions La Pierre Philosophale, 2014, pp.276-277. 

30/03/2014

La Voie de la Sagesse

SN3.JPG« Quelle tâche plus immense que celle de nous rendre les images mêmes de ce principe premier, et cependant comment le faire connaître, si nous n'en présentons en nous que des images défigurées ? Quel emploi, dis-je, plus vaste et plus utile, pouvons-nous faire de nos facultés, que de nous occuper, sans cesse, à les rendre semblables à celle de l'être donc nous descendons.

La première, et, sans doute, la plus essentielle des vertus dont cet être premier nous fournisse le modèle, est cet amour inépuisable par lequel il soutient et vivifie sa créature, malgré qu'elle s'abandonne à la corruption de sa volonté déréglée, et qu'elle agisse sans cesse contre son propre bien. En un mot, l'amour de cet être premier est tellement illimité et dominant sur toutes ses autres vertus, qu'il nous en fait sentir les effets comme malgré nous, et lors même que nous employons tous nos efforts à les éloigner. C'est même-là où nous apprenons combien cet amour doit être indulgent, tolérant et miséricordieux, puisqu'il doit aller jusqu'à chérir ceux qui nous contrarient et nous molestent le plus, à l'image de ce principe dont l'amour est inépuisable et régénère sans cesse sa créature, en purifiant continuellement les souillures qu'elle se fait à elle-même par ses outrages contre ce principe.
[...]
sn4.JPGVoilà, mes frères, la seule voie dont nous disposions, et qui, en effet, est continuellement dans nos mains, c'est cette union intime par laquelle nous représenterons l'amour que notre Créateur a pour nous ; c'est cette vive charité qui nous rendra mutuellement compatissants pour nos misères ; c'est enfin cette véritable terre sur laquelle la Sagesse ensemence avec profusion tous ses dons, quand elle la trouve bien préparée, et par conséquent, c'est-là ce champ immense où doivent germer toutes les vertus du principe divin, que nous sommes venus tous pour manifester sur la terre. »

Louis-Claude de Saint-Martin, Les Voies de la Sagessein Œuvres posthumes, Tours, Letourmy, 1807.

 

 

 

09/03/2014

Le Séraphin de l'âme

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« Le neuvième [ordre]1 contient les profondes respirations en Dieu, les extensions et écoulements supra-intellectuels, les fervents éclairs et les ferveurs d'éclair, toutes choses de l'ordre des sorties élevées et des hauteurs excessives auxquelles ne peut s'élever l'intelligence, mais uniquement l'affection principale, seule capable de s'unir à Dieu. »

Thomas Gallus, Commentaires du Cantique des Cantiques, 2ème commentaire.

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[1]. Celui des Séraphins. Thomas Gallus utilise la hiérarchie angélique du Pseudo-Denys l'Aréopagite (cf Le Livre de la Hiérarchie céleste) pour décrire le cheminement de l'âme à Dieu.