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19/02/2014

Du détachement à l'union

Saltzmann, salzmann, martinisme, saint-martinisme, Maître Eckhart, les sermons

« Je m'effraie souvent, quand je dois discourir de Dieu, à quel point de détachement il faut que soit l'âme qui veut parvenir à l'union. En cela, personne ne doit se l'imaginer impossible ; il n'est rien d'impossible à l'âme qui là a la grâce de Dieu. Il n'est jamais rien de plus facile à un homme qu'à l'âme qui a la grâce de Dieu de laisser toutes choses. Je dis plus : pour un homme jamais rien non plus n'est plus facile à faire que pour l'âme qui a la grâce de Dieu de laisser toutes choses. […] Or notez ! Nulle part Dieu n'est proprement Dieu que dans l'âme. En toutes créatures, il est quelque chose de Dieu, mais dans l'âme Dieu est divinement, car elle est son lieu de repos. […] Il veut par là nous attirer en soi-même, en sorte que nous soyons purifiés, qu'il nous place par là dans soi-même, pour qu'il puisse nous aimer en lui et s'aimer en nous avec lui-même.
[…]
Pour que nous suivions si bien Dieu qu'il puisse nous placer en soi, afin que nous nous trouvions unis à lui, qu'il puisse nous aimer avec lui-même, qu'à cela Dieu nous aide. Amen. »

Maître Eckhart, Les Sermons, Sermon §73.