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28/02/2014

La juste demande

Saltzmann, salzmann, Martinisme, Saint-martinisme, Metz, Louis-Claude de Saint-Martin, Ministère de l'Homme-Esprit« Lorsque, depuis la chute, nous demandons l'accomplissement de la volonté divine, cette demande a un sens très-profond en même temps très-naturel, puisque c'est demander que le contrat divin reprenne toute sa valeur, que tout ce qui est désir et volonté provenant de Dieu vienne à son terme ; et, par cette raison, c'est demander que l'âme de l'homme refleurisse de nouveau dans son désir vrai, et dans sa volonté originelle qui la ferait participer au développement du désir et de la volonté de Dieu, de façon que nous ne pouvons demander à l'Agent suprême que sa volonté arrive, sans demander, par cette prière, que toutes les âmes des hommes soient remises dans la jouissance de leur primitif élément, et en état d'être réintégrées dans le ministère de l'Homme-Esprit.

Remarquons ici que dans les prières que Dieu a conseillées aux hommes, il ne leur dit point de lui demander des chose qui ne puissent être accordées à tous ; il a soin, au contraire, de ne leur promettre que ce qui est compatible avec son universelle munificence, laquelle à son tour se rapporte toujours à leurs universels besoins, et à son universelle gloire. Lorsque nous demandons à Dieu des choses particulières, et qui ne peuvent pas être données également à tous nos semblables, comme les biens, les emplois, les dignités, nous manquons essentiellement à la loi.
[...]

Au contraire, cela prouve que nous devons sans cesse lui demander les chose du monde réel et infini où nous sommes nés, parce qu'il ne peut rien venir de ce monde-là sur un seul homme, que la voie ne s'ouvre par-là pour en faire venir autant sur tous les autres. »

Louis-Claude de Saint-Martin, Le Ministère de l'Homme-Esprit, « De l'Homme ».

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