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31/01/2014

Comment vivent les âmes intérieures ?

 

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« Comment vivent les âmes intérieures ? 

Tout simplement dans la considération constante de ce qui les lie à la Divinité, dans l'oubli du monde et des formes extérieures cultivées par les confessions religieuses ; elles aspirent à Dieu, uniquement, et aiment s'enfouir dans le silence et l'anéantissement d'elles-mêmes : ces âmes [intérieures] qui se sont procuré une grande lumière et une véritable connaissance du Christ Notre-Seigneur, aussi bien de sa divinité que de son humanité, cultivent cette connaissance infuse avec calme et silence au sein de leur retraite intérieure, dans la partie supérieure de leur âme, leur esprit, étant libéré des images et représentations extérieures, et leur amour purifié et détaché de toute créature. Elles s'élèvent, même de leurs actions extérieures, à l'amour de l'humanité du Christ et de sa divinité. Plus grande est leur connaissance, plus elles aiment. Plus elles jouissent, plus elles s'oublient ; et en toute chose elles font l'expérience d'aimer leur Dieu avec tout leur cœur et leur esprit.

Ces âmes [intérieures] heureuses et de grande élévation ne se réjouissent de rien au monde, si ce n'est qu'on les méprise, qu'elle se voient seules et que le monde les abandonne et les oublie. Elle vivent tellement détachées que, bien qu'elles reçoivent continuellement beaucoup de grâces surnaturelles, elles ne changent pas et ne sont pas plus portées vers ces grâces que si elles ne les avaient pas reçues. Gardant toujours, dans l'intimité de leur cœur, une grande humilité et un grand mépris pour elles-mêmes, puisqu'elles sont toujours plongées dans l'abîme de leur indignité et de leur infamie. De la même manière, elles restent calmes, sereines et constantes, aussi bien dans les victoires et les faveurs extraordinaires que dans les tourments les plus rigoureux et les plus cruels. Il n'est de nouvelle qui les réjouisse, ni d'événements qui les attriste. Elles ne s'émeuvent pas des tribulations, ni ne tirent vanité du commerce intérieur et continuel avec Dieu, car elles sont toujours pleines de la sainte crainte filiale, dans une paix, une confiance et une sérénité merveilleuses. »

Jean-Marc Vivenza, L’Église et le sacerdoce selon Louis-Claude de Saint-Martin, « Appendice IV », La Pierre Philosophale, 2014. 

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